lundi 8 février 2016

Quand vous traversez le Rhône entre Avignon et Arles

À peu près à mi-chemin entre Avignon et Arles, un pont permet de traverser le Rhône, et de se rendre à Beaucaire, sur la rive ouest du fleuve, donc dans le Gard (Languedoc) et non en Provence.


On y découvre une petite ville médiévale au centre très tranquille, avec beaucoup de commerces et de lieux publics fermés le lundi.


Si Beaucaire n'est pas aussi charmante que certaines petites ville de Provence, moins polie, moins léchée, elle n'en demeure pas moins authentique. Son centre comporte un réseau de petites rues, de portes en arches, de vieux édifices moyenâgeux (certains moins bien conservés que d'autres) et vestiges de murs et contreforts qui forment un ensemble plutôt pittoresque.


On ne saura probablement jamais si Napoléon Bonaparte a foulé les pavés de cette rue ou non, mais le fait est qu'il a bien séjourné à Beaucaire en 1793, et qu'il a, à la suite de ce séjour, publié un pamphlet justement intitulé Le souper à Beaucaire.


Notre-Dame des Pommiers (pour de vrai)... la plus grande église de la ville. À droite, l'arche est l'entrée d'une rue.


Mes parents sur les fortifications de Beaucaire. À l'arrière-plan, en haut, les restes du château de Beaucaire.


Voici Drac, le démon en forme de dragon qui hantait le Rhône au 13e siècle. Plusieurs oeuvres, poèmes, légendes et chroniques médiévales racontent l'histoire du Drac, qui pouvait également prendre forme humaine au besoin.


Ruelle de Beaucaire. J'avoue ne pas avoir vu de différence entre cette "ruelle" est les rues et avenues du vieux quartier de la ville...


Notre-Dame des Pommiers, vu de la montée du château.


Vue panoramique de Beaucaire (captée du pont sur le Rhône). de gauche à droite, on voit la flèche de l'église St-Paul (en rénovation lors de ma visite), Notre-Dame des Pommiers, et, tout en haut de la colline, les vestiges du château de Beaucaire. 

dimanche 7 février 2016

Après-midi tranquille dans les charmantes rues médiévales de Bouc Bel-Air

Les villages provençaux autour d'Aix sont des endroits idéaux pour passer un après-midi tranquille sans rien visiter de spécifique mais simplement déambuler dans leurs rues et escaliers étroits datant du moyen-âge.


Et c'est ce que j'ai fait à Bouc Bel-Air, à quelques kilomètres au sud d'Aix. La commune contemporaine, constituée de longues rues en serpentins bordées de villas est très vaste et s'étend sur les plaines autour d'un pic rocheux autour duquel est concentré le village (le vieux centre). On y est accueilli par l'église St-André, dont l'origine remonte au 11e siècle (mais qui a été modifiée depuis).


Les rues de Bouc Bel-Air ne sont pas très différentes de celles de Jouques, par exemple, mais le plan du village est plus labyrinthique et intriqué qu'à Jouques, qui était étendu sur un plan plus allongé que circulaire.


J'ai visité le village sous haute surveillance :-)


Il y avait un château sur le pic rocheux, et le village est donc développé à flanc de colline autour des ruines de ce château. Il en résulte plusieurs "rues' qui sont en réalité des escaliers.


La "Rue Droite", une des rares de Bouc Bel-Air à suivre, comme son nom l'indique, un trajet rectiligne.


Rue en escaliers, arches reliant les murs de certaines maisons, Bouc Bel-Air comporte vraiment plusieurs des éléments typiques des villages de Provence de cartes postales.


Maisons couleur pastel, volets colorés, toits de tuiles rouges, il ne manquait d'un ciel bleu ce jour-là pour faire des photos idéales.


J'ai quand même pu profiter de quelques rayons du soleil, malgré les nuages dominants. Dans les environs des ruines du château, on peut encore voir des morceaux d'enceinte qui ceinturait le château à l'époque (évidemment modifiés au fil des siècles).


Autre portion du mur médiéval, avec un segment du mur du château (lui aussi a été modifié à plusieurs reprises depuis sa construction).


Scène de carte postale intitulée "Escalier provençal".


Je termine avec un doublon: l'église St-André; avant mon départ du village, les nuages et un éclairage dramatique me donnaient envie de faire du noir et blanc.
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samedi 6 février 2016

En randonnée à Simiane-Collongue

Je poursuis mon exploration de quelques villages dans "le pays d'Aix" et aujourd'hui, je suis allé faire une petite randonnée dans la montagne à Simiane-Collongue.


La Provence en général - et le pays d'Aix en particulier - est parsemé de petits villages typiques, souvent érigés autour de pics rocheux ou de collines. De Simiane, on peut d'ailleurs apercevoir un de ces pics à l'horizon.


Les rues du centre de la petite ville sont elles aussi assez typiques; courbées, étroites, bordées de maisons à volets colorés.


La petite église érigée au coin de la Montée de l'horloge et de la Rue Haute de Simiane.


Autre petite rue du centre historique, centre situé à flanc de montagne.


Après une courte randonnée, en haut de la montagne, on trouve une vieille tour appelé Tour d'horloge... mais surtout, une vue imprenable sur la vallée et les chaines de montagnes environnantes.


Sur la montagne, malgré la saison (hiver), les arbres étaient en fleur... (à l'arrière plan, en bas à droite, le clocher de l'église).


Vue sur les toits des maisons du centre historique de Simiane, captée du haut de la montagne.
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Parce que Nîmes, c'est pas juste des sites de l'époque romaine

Bien que notre courte visite de Nîmes ait été consacrée essentiellement aux sites romains, le vieux-Nîmes, composé d'un dédale de rues étroites (parfois bordées d'édifices médiévaux), est très agréable à découvrir. Les abords du centre sont aussi spectaculaires, avec de larges rues et boulevards bordés d'arbres et d'édifices grandioses et décorés de fontaines et autres monuments.


Dès la sortie de la gare, on découvre l'Avenue Feuchères, magnifique (agréable, et piétonne) avenue menant au centre-ville et nommée en l'honneur d'un architecte (le père ou le fils ayant tous deux oeuvré dans le même domaine, je n'ai pu déterminer au cours de ma visite lequel des deux on honorait par cette avenue. L'avenue portant le nom au pluriel, peut-être honorait-on les deux?)


L'avenue débouche sur la vaste esplanade Charles-de-Gaulle, décorée d'une fontaine monumentale, et dont la partie nord-est est dominée par la façade et la flèche de l'église de Sainte-Perpétue. L'église a été dessinée par l'architecte Feuchère (père).


Le centre est un labyrinthe de rues pavées de pierres ou de céramiques, de passages, ruelles, arches et autres galeries, un réel plaisir pour l'amateur d'urbanisme médiéval.


Un canal relie le centre-ville aux jardins de la Fontaine, lieu sacré d'une source d'eau à l'origine de la fondation du village gaulois qui a précédé la fondation de la ville romaine sur le même site il y a quelques millénaires.


La cathédrale Notre-Dame et St-Castor était fermée pour restauration au moment de notre passage. Fascinant mélange architectural roman, classique, néoclassique dont une seule des tour (gothique) a survécu, en faire simplement le tour est déjà une expérience intéressante.


Fait étrange, tout au long de ma journée à Nîmes, je suis tombé sur des bornes, des marqueurs sur les rues et des poteaux d'arrêts du trafic portant une sorte de dessin montrant un grand reptile/amphibien (lézard, crocodile?) sous un palmier... Un crocodile comme emblème d'une ville française?


Entrée du spectaculaire parc de la Fontaine, lieu dominé par la fontaine en question dans sa partie basse, décorée de nombreux ornements classiques (sculptures, escaliers monumentaux, vestiges du temple antique de Diane). Le haut du parc est constitué d'arbres et jardins, qui mènent vers une Tour de l'époque romaine.


Place de l'horloge où trône la tour du même nom, une affaire haute et étroite érigée dans les années 1750 mais qui remplace une ancienne construction qui avait la même fonction, c'est-à-dire de supporter la cloche municipale qui sonnerait l'heure. L'affaire de cette cloche remonterait aux années 1400 alors qu'il y avait conflit entre les consuls (officiers municipaux) qui voulaient une cloche sonnant l'heure et les chanoines (responsables du clocher de la cathédrale) qui préféraient une cloche ne sonnant que les offices religieuses.


Vue de la promenade bordant le bassin des jardins de la Fontaine.


ah, Ah! L'affaire du crocodile qui prend une tournure inattendue, Place du marché. On aura deviné que le crocodile attaché au palmier est l'emblème de Nîmes. J'avoue que j'ai dû m'informer pour comprendre la signification, mais qu'elle fait sens une fois comprise. Le crocodile attaché au palmier représente la victoire d'Octavian sur Marc-Antoine et Cléopâtre (l'Égypte capturée par Rome). Octavian devenant Auguste par la suite, Nîmes (fondée Augusta Nemausus) s'est vue particulièrement touchée par l'événement (et aurait même été autorisée à frapper monnaie pour célébrer l'occasion).


Avec ce retour à l'époque romaine de Nîmes avec l'histoire de son crocodile égyptien, la boucle est bouclée et je termine donc avec cette photo de mes parents, sur l'esplanade Charles-de-Gaulle, avec l'amphithéâtre romain en arrière-plan.
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vendredi 5 février 2016

En visite à Augusta Nemausus (Nîmes)

La ville de Nîmes, dans le Languedoc, voisin de la Provence où je me trouve, est surnommée la Rome française. Fondée Augusta Nemausus sur le lieu d'un village gaulois ayant collaboré avec César dans sa conquête de la Gaule du nord, Nîmes comporte encore aujourd'hui certains vestiges de l'époque romaine qui sont parmi les plus impressionnants et les mieux conservés de France.


On y retrouve d'ailleurs un bas relief subtil de la louve nourrissant Rémus et Romulus, fondateurs de Rome.


L'attrait principal de Nîmes est sans conteste son amphithéâtre romain (Les arènes), dont la circonférence sur deux étages est entièrement préservée et comporte plusieurs détails architecturaux (ou décoratifs) très élaborés.


Au nord-est, les restes du bas des arches de la porte monumentale dédiée à Augustus sont encore debout.


Au centre de la ville, à l'emplacement de l'ancien Forum romain, un des plus beaux temples antiques de France se tient là, dans son entièreté. Appelé aujourd'hui "maison carrée", il s'agit d'un temple romain rectangulaire sur colonnes assez typique dédié aux deux fils d'Auguste; Lucius et Caius. Il a été érigé entre 10 et 4 av. J.C. et serait aujourd'hui le temple le mieux préservé du monde romain.


Vue d'ensemble du Temple qui comporte trente colonnes (certaines ajourées, dans le portique, d'autres intégrées à ses murs.


Vue d'ensemble des arènes, l'amphithéâtre érigé un peu plus tard (vers l'an 70). Fait intéressant, après les invasions, l'endroit devient, au moyen âge, un quartier de la ville comme un autre, parsemé de rues étroites, comme le palais de Split l'était devenu. Ce n'est que quelques centaines d'années plus tard que l'on a dégagé l'amphithéâtre qui a repris sa fonction originale.


À l'intérieur de l'amphithéâtre de Nîmes (arches supérieures).


Partie intérieure donnant accès aux gradins (gauche) et couloir d'enceinte (droite), arches inférieures.


Vue de l'arène elle-même, qui donne son nom contemporain à l'édifice. Des banquettes de bois ont été installées dans les gradins de pierre puisque "Les Arènes" propose de nos jours divers spectacles (et comporte un historique de tauromachie, l'Espagne n'est pas si loin d'ici).


À l'extérieur des fortifications originales de la ville romaine, une fontaine (lieu sacré des gaulois ayant fondé le village sur ce lieu) est aujourd'hui entourée d'un magnifique parc public, où l'on retrouve les vestiges du Temple de Diane (nom donné par les archéologues, incertains de la fonction exact de l'édifice à l'époque romaine, temple ou bibliothèque).


Intérieur du Temple de Diane.


Dernière vue de l'amphithéâtre d'Augusta Nemausus.
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