vendredi 21 août 2015

Nouveau livre: Retour sur mon projet de coopération en Équateur

Il y a un peu plus d'un an, j'effectuais un retour en Équateur pour porter un regard sur l'évolution du pays et de la région où j'avais accompli mon premier projet de coopération internationale.
J'avais publié quelques photos et billets de blogue à cette occasion, mais conservé l'essentiel de mes textes et photos pour un petit projet de livre.

Ce livre s'intitule: «À la petite école au pied du volcan» et est maintenant disponible.
Il s'agit d'un livre de 60 pages couleurs grand format offrant une combinaison de réflexions (textes écrits en 2004 et 2014 lors de mes deux séjours) et de photos (aussi issues de mes différents séjours en Équateur).
On peut feuilleter une partie de ce livre (dont le sommaire) en suivant ce lien, où on peut aussi commander des exemplaires du livre (*).
La version papier est évidemment chère, puisqu'il s'agit d'un livre entièrement imprimé en couleurs.
Si j'ai décidé de le publier à compte d'auteur, c'est évidemment parce qu'un sujet aussi personnel et pointu (combiné à un coût de production élevé pour un livre en couleur) n'avait aucune possibilité d'intéresser un éditeur grand public qui n'y aurait jamais trouvé son profit. Il faut demeurer réaliste quand on consacre nos énergies à ce genre de projet.
Je vous souhaite donc une bonne lecture.
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(*) Compte tenu du prix élevé du livre, on peut aussi choisir l'alternative suivante: commander une version PDF auprès de l'auteur directement pour la modique somme de 5$. Cette version est compatible avec n'importe quel appareil pouvant lire les fichiers PDF (ordinateur, iPad, téléphone, etc).
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vendredi 17 juillet 2015

Sur les murs (et dans les rues) pas loin de chez moi (4)

Dernier de cette série de billet estivale sur les murales près de chez moi à Montréal.
Pour cette conclusion, des murales qui se trouvent littéralement à deux pas de chez moi, dans la Petite Patrie ou au sud de Villeray, avec en prime quelques trouvailles d'aménagement original de places urbaines.


Murale privée sur résidence, nord du Plateau Mont-Royal.


Nouvelle place urbaine aménagée en condamnant un court tronçon de la rue Villeray, au coin Lajeunesse.


Détail d'une murale réalisée par l'artiste qui a aussi peint les trois grâces (ici), lors du dernier festival MURAL. Rue de Castelnau.


Autre détail de la même murale, dans une ruelle croisant la rue de Castelnau.


Place de Castelnau, récemment aménagée dans la rue du même nom (devenu sens unique avec piste cyclable).


Place de Castelnau, maintenant entourée de terrasses, cafés, et de trottoirs peints reflétant les mouvements de la mer. Rafraichissant.


Place Shamrock, aménagée à la fin de l'été 2014, sur la rue du même nom (devenue sens unique), la place est voisine du Marché Jean-Talon (côté rue St-Dominique) et comporte balancelles et un carrousel.


Bancs-bananes devant l'édicule du métro Mont-Royal.


Autre angle avec bancs-bananes du métro Mont-Royal.


Sous le viaduc qui permet de traverser sous la voie ferrée par le boulevard St-Laurent, à la hauteur Bellechasse, on a illustré les piliers de béton.


Autre exemple (il y en a de chaque côté de chaque pilier) sous le viaduc.


Rue St-Dominique, entre Bellechasse et Beaubien, cette scène animalière assez réaliste en ombres chinoises relativement récente.


Une ancienne murale, à la peinture usée et défraichie, rue St-Dominique, entre Beaubien et St-Zotique, en bordure d'un parc où on retrouve des jeux pour enfants, et où on peut voir deux enfants s'amuser sur des balançoires.


Enfin, une nouvelle murale - reproduisant le premier album du groupe Beau Dommage - dévoilée il y a quelques semaines à une rue de chez moi, dans la justement nommée Ruelle Beau Dommage.
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Sur les murs pas loin de chez moi (3)

Suite des deux billets précédents...
Cette fois-ci, quelques murales qui à ma connaissance, n'ont pas été réalisées dans le cadre du festival MURAL. Quelques-unes sont là depuis un bon moment mais soit je ne les avais pas encore découvertes, soit je n'avais pas eu l'occasion de prendre une photo.


Coin de l'Avenue du Mont-Royal, un peu à l'ouest de St-Denis.


Même secteur.


Même secteur, à une rue à l'est de la première murale.


Celle-ci, toujours avenue du Mont-Royal, mais à l'est de St-Denis cette fois-ci, est relativement récente et mélange pas mal de choses ensemble. C'est très large...


... comme le montre la suite sur cette photo-ci.


Cette petite murale est facile à rater, puisqu'elle se trouve dans un escalier étroit entre deux édifices dont le rez-de-chaussée est commercial et les étages résidentiels. L'escalier mène vers les résidences, un des commerces abrite une librairie d'occasion sur l'avenue du Mont-Royal.


École Laurier, non loin de la station de métro du même nom. Murale relativement récente, qui est intéressante vue de loin, dans son ensemble... puis, on s'approche...


Détail de la murale précédente. Notez les travailleurs minuscules qui oeuvrent à la construction de l'édifice que l'on voit sur la murale d'ensemble.


Détail de la murale École Laurier, l'oiseau - notez une fois encore les travailleurs et les échafaudages.


Les astronautes de l'espace Laurier, près de l'édicule de la rue Laurier de la station de métro.
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suite et fin dans le prochain billet.
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Sur les murs pas loin de chez moi (2)

Suite du billet précédent sur mes nouvelles découvertes murales à Montréal - Été 2015.


Une de mes favorites de cette année 2015: la soif de l'or nous laissera sans eau. Une murale politique qui rejoint plusieurs billets publiés sur ce blogue pour dénoncer les minières canadiennes en Amérique latine (le titre est en espagnol en haut à gauche).


Détail de la murale précédente: notez les balles d'arme automatique...


Boulevard St-Laurent, sur un mur qui accueille une murale différente chaque année. très rigolo et coloré, extravagant.


Détail de la murale précédente: chien-loup à lunettes.


Le corbeau est nouveau de 2015... et il côtoie désormais la célèbre murale gagnante d'un prix internationale en 2013 (il me semble): Barré, qui verrouille l'immeuble voisin.


Les trois grâces est coincé entre deux immeubles hauts dans une ruelle entre St-Laurent et Clark et c'est un peu un hasard si je l'ai aperçu.


Boulevard St-Laurent.


Rue Berri, coin Ontario, derrière la Grande Bibliothèque, murale autochtone réalisée depuis un moment, mais que je n'avais pas encore capté depuis sa finition.


«Personne« est une murale frappante (2015): le portrait géant d'un sans abri bien connu dans le quartier. Le jeu de mot sur l'existence de la personne elle-même et le fait que les sans abri ne sont personne au sens citoyen ajoute à l'impact de cette murale. Pas hasard, lors de mon passage, un autre sans abri était assis au pied de la murale.


Boulevard St-Laurent, près de Sherbrooke.


Boulevard St-Laurent, nord de Sherbrooke.
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à suivre...
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Sur les murs pas loin de chez moi

Mon intérêt pour les murales urbaines n'est pas nouveau et est largement documenté sur ce blogue par de nombreux billets.
J'ai continué mon exploration avec les plus récentes murales que l'on peut voir dans les rues de Montréal... voici le résultat en photo, étalé sur quelques billets.


Rue Clark, murale réalisée dans le cadre du festival MURAL de Montréal, 2015.


Un détail de la murale précédente.


Rue Clark, toujours, une autre réalisation 2015.


Rue Clark, plus au sud, une souris qui rêve?


Une réalisation un peu plus socio-politique, notez la main à droite, qui effectue les coupures...


Détail d'une murale pourpre et mauve qui couvre deux murs entiers d'un édifice bordant un stationnement (voir plus loin).


D'un incroyable réalisme.


Murale farfelue dont un détail apparaissait plus haut.


En retrait du boulevard St-Laurent, timbre-poste souvenir à fermeture électronique...


Puis, sur la ruelle à côté, une réalisation qui rappelle l'école Belge de la BD...
(à suivre)

samedi 6 juin 2015

«Au revoir, Joël», un hommage sous forme de relation personnelle

Alors que je m'en vais rendre un dernier adieu à mon ami Joël, j'ajoute ma voix à celle de bien d'autres sur le net, par cet humble hommage personnel, aux autres témoignages d'affection de ses amis et lecteurs de partout. Merci Joël, pour ton amitié.
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« J'ai choisi de vous présenter Joël Champetier pour plusieurs raisons. Le premier roman de SFFQ que j'ai lu était de cet auteur, il a remporté le Grand Prix de la SFFQ en 1995... et je l'ai rencontré chez lui, au Témiscamingue, à la fin du mois de juillet dernier ».
À l'époque où j'étais éditeur du fanzine Fenêtre Secrète sur Stephen King, j'avais pour objectif de faire connaître les auteurs de science-fiction et fantastique québécois aux lecteurs de King abonnés au fanzine. Dans cette optique, j'avais consacré une mini-chronique à l'oeuvre de Joël Champetier.
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Joël en lecture publique lors du lancement de son roman
Le Mystère des Sylvaneaux, en 2009.
Et justement, ma première rencontre avec Joël Champetier l'a été via son oeuvre. En effet, des deux livres qui m'ont fait découvrir la littérature de genre au Québec, le premier a été le roman La Taupe et le Dragon, de Joël. Le second a été Chronoreg et ma foi, le fait que les deux auteurs soient devenus des proches amis m'apparaît révélateur de l'importance de ces lectures. La découverte des univers de Daniel Sernine et Joël Champetier allait être marquantes, puisque ces rencontres influenceraient ce que je deviendrais dans la vie.
Après cette lecture et ma découverte de la SFFQ, et sans trop que je ne sache comment la chose s'était produite, via quelques rencontres en personne, Joël était devenu un ami.
Joël, récipiendaire du Grand Prix de la SFFQ de 1995,
remettant le Grand Prix à Daniel Sernine, lauréat de 1996
lors du Congrès Boréal 96.
Parallèlement à cette amitié qui se développait au fil des ans et des collaborations, nous avons développé une relation professionnelle qui allait me suivre jusqu'à son départ. En effet, même si je cherche parfois des opinions diverses chez d'autres lecteurs, Joël a été mon directeur littéraire pour toutes mes nouvelles de fantastique et de SF publiées en professionnel depuis que j'oeuvre dans le milieu. Et comme j'ai eu la chance et l'opportunité de faire partie du comité de rédaction de la revue Solaris - et d'en assurer la coordination pendant deux ans - j'ai aussi eu la chance de travailler avec Joël et profiter de ses conseils éclairés et de sa sagesse.
Joël au Salon du livre du Saguenay-Lac-St-Jean,
où nous partagions le kiosque des éditions
Alire avec Ester Rochon, en octobre 1998
Comme pour la plupart des membres du milieu littéraire de la science-fiction et du fantastique québécois, nos rencontres ont souvent eu lieu lors d'événements comme les Congrès Boréal, des soirées de remises de prix ou de lancement de livres, des salons du livre, la Convention mondiale de 2009 à Montréal ou lors de quelques visites personnelles chez lui, où j'étais toujours merveilleusement bien accueillis par lui et sa conjointe Valérie.
Avant mon départ pour Vancouver et mes premières années de voyage à l'étranger, je me souviens donc avec beaucoup d'affection de certains congrès et salons fréquentés en compagnie de Joël.
Si j'appréciais l'auteur - dont j'ai lu toute l'oeuvre avec grand plaisir (je me promets d'ailleurs de la relire) - et l'ami sincère, j'appréciais aussi son humour particulier, unique et personnel, qui se cachait parfois derrière de petits détails et qui était méconnu voir inconnu de son public lecteur. Nous avons tous les deux été parmi les membres de l'APAQ - où est né L'Esprit Vagabond - et contrairement aux autres participants, il changeait les titres de ses contributions/publications à chaque parution («pour bien mélanger mes futurs biographes» disait-il avec un sourire espiègle et contagieux).
Extrait humoristiques de publications
dans l'APAQ, par Joël.
Ainsi, je me souviens de titres aussi farfelus que Drek Bodoi 3 (il n'y avait jamais eu de no.1 ou de no.2, et à ma connaissance, les deux termes n'ont aucune signification). Pour le micro-éditeur que j'ai été, les petites parodies de notices qu'il disséminait dans ces publications étaient également savoureuses et montrait bien que malgré son talent, il ne se prenait jamais trop au sérieux.
Joël a également été parmi les enthousiastes auteurs de SFFQ à braver la distance et me rejoindre à Roberval au Lac St-Jean pour un festival de science-fiction fantastique, en 1998... expérience à laquelle il a participé de nouveau à l'été 2000. Lors de l'édition 1998, les auteurs étaient hébergés pour la plupart, "chez l'habitant", et Joël et Valérie étaient venus s'installer chez moi avec leur furet Ichabod, qui avait trouvé bien insistant mon chien Shadow qui tentait de s'en faire un nouvel ami. Joël, Valérie et moi partagions aussi cette passion des amis à quatre pattes.
C'est à cette occasion que j'ai publié comme éditeur un texte de Joël Champetier, dans le fanzine souvenir du festival Roberval 98 intitulé Roberval Fantastique. Même s'il n'avait pas participé à la séance d'écriture sur place qui constituait l'essentiel de ce recueil, Joël, comme bien d'autres avec lui, avait répondu à mon invitation enthousiaste à participer à cette édition. En ce sens, il était un parfait représentant de l'amitié et l'humilité qui honorent tant de gens dans ce milieu et qui font que je m'y suis toujours senti à ma place, apprécié et bienvenu.
Avec Joël, lors du Salon du livre du
Saguenay-Lac-St-Jean en 1998.
En 2001, alors que je résidais toujours en Colombie Britannique, Joël assistait à la World Fantasy qui se tenait à Montréal, et me sachant grand amateur de l'auteur Tim Powers, il était allé le voir pour m'obtenir une édition dédicacée et signée de son dernier roman. Ce livre est encore à sa place dans ma bibliothèque.
À chaque parution d'une de mes nouvelles dans Solaris, je lisais avec plaisir les présentations de Joël, dont les bons mots m'ont toujours encouragé à poursuivre. Quand il qualifiait de « saisissante » une courte nouvelle ou qu'il disait de moi que j'étais « une des voix les plus subtilement personnelles de la SFQ », il me transmettait une énergie qui me permettait de continuer à écrire et à vouloir m'améliorer.
Dans un pub du centre-ville de
Montréal, en marge du congrès
Boréal 2008.
Lors de nos rencontres de la dernière décennie, Joël me parlait souvent de mes voyages - lui qui appréciait voyager mais par petits séjours - et il était un de mes amis qui communiquaient le plus souvent avec moi par courriel ou intervenait sur mon blogue lors de mes séjours à l'étranger. Que ça soit sur des conseils de trajet avant de me rendre à Prague - où il avait été bien avant moi - ou encore me communiquant son soulagement de me savoir en sécurité après un tremblement de terre au Pérou, Joël me donnait constamment l'impression de ne pas être loin, même quand on ne se voyait qu'une fois ou deux par an.
En 2006, suite à une invitation lancée à des amis pour mon site web, Joël me faisait parvenir une photo avec son enthousiasme habituel - comme s'il n'avait rien de mieux à faire que de me suivre dans mes lubies. Cette photo - qui a alors été publiée dans une page intitulée « Pendant ce temps, ailleurs dans le monde » avait été prise près de chez lui, à St-Séverin.
Le départ de Joël laisse un grand vide dans mon coeur, et un grand vide dans ce milieu de la SFFQ, milieu qui lui doit tant. Comme le mentionnait le communiqué du Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois, qui lui a été remis en 1995; Joël était à la fois un de nos écrivains les plus accomplis et l'un des plus prometteurs. En plus, il était un ami des plus attachants pour plusieurs membres du milieu SFFQ.
Bon voyage, Joel, j'espère que les univers que tu visiteras maintenant seront aussi fascinants que ceux que tu as créé pour nous, ceux-là, comme ton inestimable amitié, demeureront avec moi pour toujours.
Merci encore pour tout ce que tu as apporté de bon dans ma vie, te connaître a fait de moi une bien meilleure personne.
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(Photo: Joël Champetier 2006)
Bon finalement voici la photo. Je continue de m'habituer à mon appareil numérique. C'est juste devant chez moi, le 16 janvier 2006. Je devais être plus petit sur la photo, mais la neige était plus profonde que prévu, alors j'ai calé avant de me rendre plus loin. Les aléas de la photo hivernale. Joel.
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Joël au Salon du livre de Montréal en 2007.

Attentif aux panélistes - dont je suis, d'où cette photo - dans
le cadre d'Anticipation (Convention mondiale de SF), à
Montréal en 2009.
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Un mot sur Prague dans l'APAQ en 1997,
suivi d'un commentaire typique de l'esprit
de Joël sur l'absence de buveurs de bières
dans Tintin.
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