dimanche 19 mai 2013

Promenade dans le quartier des spectacles

Profitant du beau temps de ce samedi de mai, mes complices habituels et moi avons enjambé un Bixi pour nous rendre au centre-ville, direction Quartier des spectacles et Quartier latin pour y passer quelque heures.


Il reste encore quelques semaines pour profiter des 21 balançoires musicales, une expérience aussi simple qu'amusante, bien qu'à mon âge, l'affaire soit un peu étourdissante après un moment!


Les travaux de l'esplanade de la Place des Arts sont terminés (on dirait), alors on peut voir le produit fini... qui laisse parfois perplexe, comme pour l'escalier en bois qui mène vers un promontoire artificiel au-dessus de la rue Ste-Catherine, mais sans en permettre la vue... Il y a par contre de nouveaux puits de lumière pour éclairer le hall principal en-dessous, ce qui permet des jeux d'éclairage intéressants. Ci-haut, sculpture de Pierre Granche en contre-bas, avec reflets de nuages.


Les nouveaux lampadaires rappellent des yeux qui regardent un peu partout; ici, avec la maison symphonique en arrière-plan et le ciel en reflet sur un puit de lumière. Les puits font peut-être de l'intérieur un endroit plus agréable, moins renfermé, mais de l'extérieur, ceux qui occupent l'ancien bassin, n'offrent rien de bien joli; trois pyramides noires qui baignent dans cinq centimètres d'eau stagnante, j'aimais mieux les oeuvres temporaires du bassin d'avant.


On peut toujours se rabattre sur le premier puit de lumière présent sur l'esplanade, et y jouer avec les possibilités qu'il offre pour le photographe amateur de reflets (ici, auto-portrait avec complices...


... et là, captation de deux touristes qui ne semblent pas comprendre à quoi sert se semi-tunnel de verre qui émerge de la place).


Les yeux de l'esplanade, qui observent jusqu'à la croix du Mont-Royal...


Pendant que mon ami Istvan est en réflexion sur l'omniprésence de la publicité dans l'espace public :-)


De passage devant le 222 (l'édifice abritant la Vitrine), une construction récente qui représente un bel exemple de que l'architecture moderne peut parfois réussir sans être extravagante ou ridicule.


Mes complices rue Ste-Catherine, en direction d'une crème glacée et du Quartier latin (c'était ma journée "reflets").


J'avoue que pour quelqu'un qui se vante d'observer Montréal, celle-là m'a pris par surprise. Bon, ce n'est pas comme si j'avais vu le signe de Batman dans le ciel de Montréal, mais je n'avais pas encore remarqué que le logo de Warner Brothers domine le ciel dans le coin-là de la ville, un endroit où je suis pourtant passé des centaines de fois dans les dernières années... C'est là depuis longtemps, à me narguer comme ça?
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vendredi 10 mai 2013

D'affichages et de quelques personnages croisés à Montréal début mai

Dans mes errances des derniers jours dans les rues de Montréal, j'ai fait quelques rencontres intéressantes, sinon étonnantes, ainsi que lu quelques affiches tout aussi amusantes qu'instructives...


Je ne sais plus combien de sculptures de Simon Bolivar j'ai pu photographier sur l'ensemble des Amériques, mais il y en a beaucoup! Je pense que ce buste est toutefois mon premier "Bolivar" à Montréal (même si ce n'est pas mon premier au Québec). Étrangement, cette sculpture se trouve aujourd'hui dans un parc nommé en l'honneur de Toe Blake!


Montréal est-elle la seule ville à avoir un Bolivar et un Bouddha? J'imagine que non, vu la popularité des deux figures emblématiques. Celui-ci, qui rappelle évidemment plus l'Asie du sud est que l'Amérique latine, trône fièrement sur la rue St-Joseph depuis des années (c'est à l'intersection avec Brébeuf).


Celle-ci est une énigme, en quelques sortes. Ce personnage - que je n'arrive pas à identifier - est apparu sur le mur derrière l'ancien Couche Tard en voie de devenir théâtre en bas de chez moi il y a quelques semaines. Depuis, j'ai vu au moins une vingtaine de passants le prendre en photo, ce que je vois somme toute rarement avec les autres personnages ou murales que je croise un peu partout en ville. J'imagine qu'il s'agit d'un personnage connu? Mystère...


J'adore ces anciennes publicités peintes directement sur les briques des vieux édifices et qui sont encore lisibles aujourd'hui; elles parlent souvent d'une autre époque, d'un temps révolu... comme celle-ci, qui annonce une laiterie et ses produits (Lait, crème et beurre) sur le Plateau Mont-Royal... Aujourd'hui, même si une laiterie existait encore, non seulement elle ne s'annoncerait pas à cet endroit, mais on a mal à l'imaginer prendre un tiers de sa pub pour dire qu'elle vend lait, crème et beurre. A-t-on perdu l'essentiel au fil du temps?


Mes poètes de vidanges sont de retour avec le printemps... et ils ont inscrit ce message original sur un carré rouge vestige du printemps dernier.


Sur la rue Drolet, entre Beaubien et St-Zotique, un résident a eu l'humour de placer ce petit rat sur un banc devant chez lui! Les chats des environs avaient l'air de s'en méfier.


Après Bolivar, José de San Martin, autre héros libérateur de l'Amérique latine... À chaque fois que j'en vois un (l'autre formant le célèbre trio étant le Mariscal Sucre), je trouve dommage que nous n'ayons pas ce genre de héros-libérateur ici aussi. Montréal se rabat donc sur les héros latino-américain; ce buste de San Martin faisant face à celui de Bolivar dans le parc Toe Blake.


"Et si l'art dominait le monde?" Autre partie d'une murale-collage dans le quartier semi-industriel dans Villeray où j'avais déjà capté les Dupondts et Haddock.


Une sorte d'écho de mon passage à Leeds, dont plusieurs édifices étaient pourvus de visages intéressants... Coin Côte de la Place d'Armes et Saint-Antoine, sur un édifice récemment restauré.


Le dernier mais non le moindre, je me suis demandé (non sans sourire), si cette démonstration avait été organisée en réaction aux publicités négatives du parti conservateur contre... Trudeau! :-)
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jeudi 9 mai 2013

Un printemps en murales: retour du flânage

Depuis ma réinstallation dans La Petite Patrie en 2009, j'aime bien flâner dans mon quartier et les quartiers des environs pour y profiter de la beauté parfois insoupçonnée de la ville. C'est ainsi que j'ai découvert, par exemple, un très grand nombre de fort jolies murales urbaines un peu partout dans les quartiers du centre de Montréal depuis.
Ainsi, la semaine dernière, alors que je reprenais mon souffle avant le congrès Boréal, et que la superbe température nous poussait tous dehors, j'ai enjambé un bixi et capté les quelques images suivantes.


Détails d'une murale de ruelle, clairement inspirée d'Alice au pays des merveilles, que j'ai remarqué par hasard, alors que je cherchais une vieille enseigne peinte sur un immeuble rue De la Roche.


Les graffitis de ruelle ne manquent pas à Montréal, et parfois, c'est un peu agaçant, surtout que la plupart des graffiteurs ne font rien de bien intéressant à part gribouiller des tags laids et illisibles. Par contre, quelques-uns font preuve d'imagination et de talent, comme le démontre cette portion d'une murale utilisant des personnages célèbres de dessins animés.


Dans l'espèce de no man's land semi-industriel qui se retrouve au nord-ouest de la Petite Italie, je suis tombé sur ce collage des Dupondts et du Capitaine Haddock.


Morphing humain, sur le Plateau Mont-Royal.


Murale musicale, juste en retrait de l'avenue du Mont Royal, à l'intersection avec Garnier.


Celle-ci comporte certes des tags, mais au moins, ils semblent intégrés à l'image qui recouvre cette vieille porte de garage dans une ruelle du Plateau.


Pour demeurer dans la thématique des oiseaux, cette superbe murale de la Petite Patrie, que l'on peut admirer en retrait de la rue St-Zotique, à quelques pas à l'est de St-Denis.


Et je termine sur une murale que tous les piétons de l'avenue du Mont Royal connaissent: l'espèce de Transformer intégré à cet immeuble bleu et jaune, au coin de Chambord.

La victoire de l'anarchie

En avril 2011, j'avais chroniqué la fermeture sauvage du dépanneur en bas de chez moi par la chaîne Couche Tard, ainsi que les événements qui avaient suivis la fermeture en question, sujet sur lequel j'étais revenu l'an dernier après une manifestation locale sur la question, un litige qui demeure toujours non réglé.
Si je reviens sur cette affaire aujourd'hui, c'est parce que lors de mon retour d'Angleterre, j'ai noté avec amusement que la bataille que se livraient Couche Tard et les graffiteurs a finalement été remporté par ces derniers, puisque le propriétaire et/ou locataire de l'édifice de l'ancien dépanneur a abandonné sa lutte aux graffitis et affiches diverses, comme en témoignent les deux montages photo qui accompagne ce billet.
Pour le quartier, l'affaire pourrait être désagréable côté look - même si l'édifice fermé, même dénudé d'affiche, demeurait plutôt glauque - si ce n'était de l'annonce récente de l'emménagement d'un théâtre dans les lieux.
Incidemment, quelques jours à peine après avoir pris ces photos, les murs de l'ancien dépanneur était recouverts de quelques dessins supplémentaires annonçant un "Théâtre en création". Puis, cette semaine, ce sont les gros travaux qui ont lieu à l'intérieur de l'immeuble. Je vous reviendrai éventuellement avec les détails sur ce théâtre.
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mardi 7 mai 2013

Un livre personnel: Si mon père m'était conté.

Un court billet pour vous annoncer la publication récente d'un livre fort personnel - au cas où les personnes intéressés par ce livre n'auraient pas été mis au courant de sa publication.
Si je qualifie l'objet de livre personnel, c'est qu'il relate mes explorations de la vie de mon père, de 1940 à 1972, essentiellement dans un but de mémoire, et en partie pour les gens qui le connaissent ou l'ont connu dans le passé. Mon père n'a pas fait la guerre, ni n'a changé le monde, il n'a été ni ministre ni entrepreneur et n'a fait ni faillite ni fortune. Ce n'est donc pas un livre-choc plein de références ou d'aventures incroyables dont il s'agit. Mais de sa vie sur une ferme familiale à la campagne près de Roberval, à ses études à l'université, jusqu'à son implication dans la création et le développement d'un Cégep dans la région lors de la révolution tranquille, il représente à mes yeux un certain Québec que je voulais explorer en sa compagnie, dans le but avoué de mieux le connaître, autrement que par son rôle de père.
Le résultat est une série d'entretiens que j'ai eue avec lui, et qui forme l'essentiel de ce livre, dont on peut voir un aperçu ici. Le livre est intitulé Il était une fois J.E., ou Si mon père m'était conté, et je le co-signe donc avec mon père.
Il est disponible depuis peu par commande en ligne, en deux formats (couverture souple ou couverture rigide avec jaquette).
Après cette série d'entretiens explorant la biographie de mon père, j'ai décidé de continuer à enregistrer des conversations avec lui, et je verrai bien où ces nouveaux entretiens nous mèneront.
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Il était une fois J.E., ou Si mon père m'était conté, par Jean-Eudes et Hugues Morin, 213 pages (incluant plus de 100 photos noir et blanc), février 2013.
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lundi 6 mai 2013

Congrès Boréal 2013: Quelques perles...

Je ne ferai pas de résumé de ma dernière journée ou de l'ensemble du congrès Boréal, sinon pour répéter que j'ai passé une très belle et très agréable fin de semaine, et remercier tous les participants et les organisateurs du congrès.
Je termine donc ma couverture du congrès qui vient de se terminer par quelques déclarations des participants, ici et là au fil des activités, que j'ai pris la peine de noter pendant la fin de semaine. (Il y est souvent question d'Élisabeth Vonarburg, puisque plusieurs événements tournaient autour de l'auteur et son oeuvre, puisqu'elle était récipiendaire du prix Hommage Visionnaire cette année pour l'ensemble de sa carrière).
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«Ça ne veut pas dire grand chose, la science-fiction québécoise».
- Joël Champetier (vendredi)

«Élisabeth a traumatisé ma mère, en trempant ses biscuits au chocolat dans son verre de vin».
- Francine Pelletier (dimanche)

«La réécriture, c'est comme si tu as mis un enfant au monde, et là, il faut l'élever».
- Elisabeth Vonarburg
«Donc, c'est comme de changer les couches de l'histoire».
- Daniel Sernine
(vendredi)

«J'ai vu René Walling deux fois, et à chaque fois, quand je me suis approché, il n'existait plus à cet endroit-là».
- Julie Martel (samedi)

«Être créateur, c'est être comme une plante».
- Karoline Georges (samedi)

«La trash mistress, la reine du déchet: Julie Martel!»
- Yves Meynard (samedi)

«La SFFQ a été créée par des français: Norbert Spehner, Jean-Marc Gouanvic, et deux bonnes femmes».
- Elisabeth Vonarburg (vendredi)

«C'est fou le nombre de choses dont je ne me rappelle pas».
- Joël Champetier (vendredi)

«Moi, je ressemble à Zénon le petit cochon».
- Julie Martel (samedi)

«J'ai découvert à quel point je faisais du sous-Vonarburg».
- Francine Pelletier (dimanche)

«Élisabeth, imaginez non pas le roadrunner, mais le Tasmanian Devil qui tourne dans le bureau».
- Jean Pettigrew (dimanche)

«Je n'ai pas de fouet!»
- Élisabeth Vonarburg (dimanche)





samedi 4 mai 2013

En direct de Boréal 2013

Je ne pense pas être dans l'état d'esprit pour faire une couverture complète et animée du congrès Boréal 2013, mais comme participant, pour le moment, je trouve que c'est un congrès fort intéressant. Stimulant est toujours le qualificatif que je donne à ces événements. Écrire a beau être une activité plutôt solitaire et individuelle, rencontrer de temps en temps des gens qui partagent la passion de l'écriture - et ce dans des thématiques qui nous passionnent également - est une expérience enrichissante à chaque fois. Et, à chaque fois, je ressent sette stimulation intellectuelle et littéraire qui me donne le goût d'écrire de la fiction.
Parfois, l'intérêt vient des panels et discussions officielles, comme ce fut le cas ce matin avec "Beyond Ebooks: A Genre in Transition" animé par le toujours compétent Christian Sauvé. J'ai bien aimé cette discussion car d'une part, elle traitait d'un sujet qui est en pleine évolution - nous n'aurions pas pu avoir la même discussion sur le sujet il y a 5-6 ans, et en aurons une probablement différente dans 5-6 ans - et d'autres part car elle impliquait des intervenants que l'on n'a pas vu si souvent à Boréal, comme Jo Walton et Claude Lalumière, qui bien qu'impliqués dans divers événements littéraires depuis longtemps, sont apparus dans mon univers-Boréal (je n'y suis pas à chaque année) il y a quelques années seulement.
Je ne peux pas en dire autant du panel sur "L’amnésie dans la fiction", qui a rapidement dérivé de son sujet initial et s'est avéré un peu brouillon et répétitif de discussions déjà entendues par ce spectateur-ci. Ce genre de chose est inévitable dans un congrès comme Boréal, on ne sait jamais comment tel ou tel panel va tourner, et ça fait partie du plaisir de découvrir les discussions qui finissent par nous surprendre. Ainsi, même si "L’imaginaire et la culture québécoise" n'est pas allé là où on l'attendait nécessairement, et s'est éparpillé un peu à un moment, les intéressants commentaires d'Éric Gauthier et Esther Rochon en ont fait une discussion particulièrement intéressante. La présence - nouvelle - de Karoline George, a aussi apporté une voix nouvelle à la discussion. Celle-ci, en compagnie d'autres auteurs en étant à leur première présence à Boréal - Edouard H. Bond, Patrick Brisebois et Élisabeth Tremblay - ont fait de la table ronde "L’auteur doit-il s’oublier en écrivant?" la plus agréable surprise du congrès pour aujourd'hui.
Sinon, il y a toujours un congrès parallèle qui se déroule dans les couloir du congrès officiel, et parfois - ceci dit en tout respect des panélistes - c'est là que la discussion la plus intéressante a lieu; un autre aspect attendu des congrès et Boréal 2013 s'avère pour le moment un congrès parfaitement intéressant au niveau des discussions de couloir.
Enfin, côté personnel, j'ai décidé de participer, comme c'est souvent mon habitude, au concours d'écriture sur place, un moment qui m'offre l'opportunité d'écrire un texte que je n'aurais jamais écris autrement. Ma livraison de cette année n'est peut-être pas à la hauteur de ce que j'ai déjà pu faire en une heure sur un thème imposé, mais je suis bien content des deux idées principales que j'ai amalgamé et utilisé dans ce court texte.
La soirée se terminera sur quelques heures de rigolade bien sentie, avec le grand retour de l'hilarant "Concours de maltraitement de texte", une activité ludique absolument délirante, ainsi qu'un classique de Boréal depuis plusieurs années; "Discussion par la bande-annonce", qui présente une sélection de bande-annonces de films à venir et d'autres courts extraits choisis qui nous laisse généralement tordu de rire par leur humour involontaire ou leur incompétence.
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vendredi 3 mai 2013

Boréal 2013: Exploration des environs et colloque

Ça me fait drôle de revenir au Congrès Boréal, après 2 ans d'absence. Je ne sais pas encore ce que je ferai de ce congrès; quelque chose de tranquille et personnel, quelques panels et discussions de couloirs, ou bien un événement que je couvrirai amplement sur ce blogue.
Pour cette première journée, en attendant l'ouverture officielle en fin d'après-midi, j'ai décidé d'explorer les environs du congrès - comme si j'étais en visite dans ce coin de ville - et j'en ai aussi profité pour assister à quelques présentations du colloque universitaire parallèle à Boréal et intitulé "Mémoires vives, mémoires mortes".
Boréal célèbre cette année non pas ses 30 ans (le premier congrès au eu lieu en 1979, à Chicoutimi), mais sa trentième édition (puisqu'il y a eu quelques année sans congrès).
Je me souviens de plusieurs congrès Boréal, dont une partie a eu lieu à l'endroit-même où se déroulera ce congrès de 2013:


Ah, les Boréal de la seconde moitié des années 90, toujours tenus dans un hôtel un peu déglingue et/ou en construction/rénovation constante, j'imagine que l'édifice que l'on voit sur cette photo rappellera des souvenirs heureux à ceux ayant vécu ces éditions mémorables.
L'édifice en question est le premier que vous apercevez en sortant du métro (Lucien-Lallier) et en vous dirigeant vers Boréal 2013... mais je blague, évidemment, le congrès de cette année n'a pas lieu dans un édifice en construction.


Les congressistes qui ont également assisté aux éditions tenus dans les pavillons de l'Université Concordia, non loin du site actuel de Boréal, ne seront pas non plus dépaysés par les travaux ayant lieu juste à côté; en effet, après le Days Inn des années 90, les travaux autour de Concordia dans les années 2000 ont permis de poursuivre la tradition des congrès tenus en environnement en rénovation.


Soyons sérieux, le site de Boréal 2013 respire la tranquillité... et notons au passage qu'un artiste anonyme nous permet de nous mettre dans l'ambiance dès notre approche du site, avec un petit homme vert, arme-laser à la main.


Le congrès célébrant sa 30e édition, j'imagine que l'on parlera beaucoup de mémoire, du passé et du futur, et quoi de mieux que la vieille pinte de lait géante trônant entre les gratte-ciel du centre-ville pour illustrer le passage du temps (photo prise à deux pas du congrés).


Le plus grand ennemi du congressiste demeure toutefois le temps splendide qu'il fait depuis quelques jours. J'en suis la première victime, puisqu'après quelques présentations au colloque, je suis parti diner pour ne revenir que deux heures plus tard tellement la marche autour du site était agréable. Les visiteurs/marcheurs amateurs d'architecture plus classique que ce qui est présenté en début de billet pourront, entre deux tables rondes, se rabattre sur le couvent des soeurs grises (ci-haut)...


Ou encore sur cet étonnant temple grec, à deux coins de rues de l'hôtel abritant le congrès.


Et je termine cette exploration-photo des environs avec une peinture murale étonnante, puisqu'elle semble représenter l'invité d'honneur du congrès Boréal 2013: Éric Gauthier (à gauche, photo officielle). La ressemblance est frappante.
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Quand au colloque, j'avoue que malgré l'intérêt de plusieurs sujets, il m'est difficile de pleinement apprécier certaines présentations compte tenu de ma connaissance limité des enjeux. J'ai bien aimé la sympathique présentation "Je me souviens: modalités de la mémoire artificielle chez Isaac Asimov et Philip K. Dick" de Pierre-Alexandre Bonin (UQAM), par exemple, puisque non seulement j'avais lu les textes auxquels l'universitaire se référait, mais j'avais un assez bon souvenir de ceux-ci (particulièrement celui d'Asimov que j'avais justement relu l'an dernier). Avant de me perdre dans les alentours à prendre des photos, j'ai aussi apprécié "Vérités et mensonges au gré de l’écriture cyborg: le cas des pseudo-mémoires dans Le Goût de l’immortalité de Catherine Dufour" de Mathieu Lauzon-Dicso (Cégep du Vieux-Montréal), bien que clairement, ma méconnaissance du matériau d'origine (je n'ai pas lu le roman) m'ait rendu la présentation un peu plus opaque. Enfin, grâce à un peu de retard dans le programme, j'ai pu revenir à temps pour la fort intéressante présentation sur "Les histoires et la naissance de l’Histoire chez Élisabeth Vonarburg" de Gillian Benson (Université McMaster, Hamilton).
Ceci dit, je vais cesser de flâner et je vais retourner au colloque, le temps que les gens du congrès aient complété les préparatifs pour l'ouverture officielle.
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Europe 2003: La fin de l'aventure - Paris en noir et blanc

Note: Ce billet marque la conclusion de la série «Spécial 10e anniversaire de vagabondages»
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Journal de voyage, 15 juin 2003.
Paris en noir et blanc
Dernière page de ce journal de voyage de l’Europe 2003. Paris me manquera énormément, peut-être parce qu’on y aura vécu 17 jours, aussi car bien que je sois déterminer à y revenir, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. L’Europe me manquera, malgré la logistique difficile, malgré le budget serré, malgré les difficultés rencontrées, les déceptions ont été somme toute bien minimes face à toutes les aventures, tous les souvenirs exceptionnels et l’enrichissement personnel que l’on retirera de ces trois mois passés sur le vieux continent.
Dans moins de trente-six heures, nous serons dans un avion en direction de Vancouver, au Canada – pays où l’on n’a pas mis les pieds depuis 3 mois. Sentiment étrange de retour à la réalité, bien que la réalité de l’Europe ait été assez présente pour ne pas que ces «vacances» nous paraissent jamais irréelles ou rêvées lorsqu’on y repensera. Trois mois c’est assez long pour devenir concret et le rester.
Ce soir où nous avons poussé nos émotions en grimpant de nuit dans la Tour Eiffel, à pied, nous avons donné une image belle et représentative de ce que ce voyage nous aura fait accomplir, même intérieurement.
Hugues Morin, Paris, 15 juin 2003, 1h32 AM.
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Note (2012): Je ne me souviens plus pourquoi exactement j'ai décidé d'acheter un film 35mm en noir et blanc, mais il me semble avoir simplement pensé que Paris ferait de belles photos noir et blanc, tellement la ville était photogénique. Mon ami Stéphane apparaît sur plusieurs de ces photos, puisqu'il était venu nous rejoindre à Paris, pour la fin de notre voyage et le début du sien. Ce séjour marquerait le début d'une longue série de séjours que nous partagerions un peu partout dans le monde, lui, Suze et moi.
Ce film noir et blanc allait être le dernier de mon voyage et certaines de ces photos sont encore aujourd'hui parmi mes photos préférées de voyage.
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Istvan et Suze, place de l'Alma.

Manifestation (des enseignants, il me semble).

Sacré-Coeur.

Dans les catacombes de Paris.

Le hameau de Marie-Antoinette, Versailles.

Château de Versailles.

Dans les jardins de Versailles.

À l'intérieur de l'Arc de Triomphe.

Quartier St-Germain-des-Prés.

Dernière soirée, sur les Champs de Mars, avant d'attaquer
la Tour Eiffel à pied.
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